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BESC / ECTN : le certificat obligatoire pour exporter vers l’Afrique désigne un document de traçabilité exigé par de nombreux pays africains pour les cargaisons maritimes destinées à leurs ports. Il sert à déclarer la cargaison, suivre statistiquement le fret et faciliter les contrôles à l’arrivée ; son nom peut devenir BSC, FERI ou CNCA selon le pays.Les règles couvrent les pays concernés en 2026, les organismes émetteurs, la responsabilité selon l’Incoterm, les étapes et documents requis, ainsi que les tarifs et pénalités au Bénin et au Cameroun.
Nous espérons que cet article vous sera vraiment utile.
Mais n’oubliez pas : si, à n’importe quelle étape, vous vous sentez perdu, que ce soit pour trouver un fournisseur, valider la qualité, gérer le transport international ou les formalités douanières, DocShipper peut tout prendre en charge pour vous !
BESC, ECTN, BSC, FERI : de quoi parle-t-on exactement ?
Le BESC, ou Bordereau Électronique de Suivi des Cargaisons, appelé ECTN en anglais, est un document de traçabilité exigé par de nombreux pays africains pour les cargaisons maritimes destinées à leurs ports. Il est généralement initié au départ, après constitution du dossier de transport, puis validé par l’organisme compétent du pays de destination.
Le BESC sert notamment à déclarer la cargaison, améliorer le suivi statistique du fret et faciliter les contrôles à l’arrivée. Ce n’est pas un document douanier français : l’exigence vient du pays de destination, même si la demande est souvent préparée par l’exportateur ou son transitaire depuis la France.
Un document exigé par le pays de destination, pas par la douane française
Le nom et la procédure changent selon la destination. Le BESC est utilisé notamment au Cameroun et au Bénin, le BSC en Côte d’Ivoire, tandis que la RDC demande une FERI, c’est-à-dire une fiche électronique de renseignements à l’importation. En Angola, le document est généralement désigné comme CNCA. Pour le Liberia, les sources mentionnent un ACD.
Un waiver correspond à une dérogation ou à une attestation indiquant qu’un certificat n’est pas requis dans un cas donné. Il ne faut donc pas l’interpréter comme une dispense générale de formalités : sa validité dépend du pays, du type de transport et de la marchandise.
Les noms locaux et les organismes émetteurs
Le document est géré par le conseil des chargeurs du pays ou par un organisme équivalent. Pour le Cameroun, le Conseil National des Chargeurs du Cameroun, ou CNCC, administre la procédure BESC 3.0. Au Bénin, la demande passe par la plateforme du Port Autonome de Cotonou, besc.bj. En Côte d’Ivoire, l’Office Ivoirien des Chargeurs, l’OIC, gère le BSC en ligne.
En RDC, l’OGEFREM, Office de Gestion du Fret Multimodal, encadre la FERI. Patient Sayiba, alors directeur général de l’OGEFREM, précisait : « Désormais, toute FERI souscrite à dater de ce 01 décembre 2018, contrairement aux indications susmentionnées sera considérée comme un faux. » Cette déclaration, publiée par Zoom Eco en novembre 2018, rappelle l’importance de passer par le circuit officiel.
| Nom | Destination ou exemple | Organisme mentionné |
| BESC | Cameroun, Bénin | CNCC ou Port Autonome de Cotonou |
| BSC | Côte d’Ivoire | Office Ivoirien des Chargeurs |
| FERI | RDC | OGEFREM et mandataires désignés |
| CNCA | Angola | Organisme compétent du pays |
| ACD | Liberia | Organisme compétent du pays |
DocShipper Info
Vérifiez l’organisme officiel avant de transmettre vos documents, pour éviter un certificat non reconnu.
Quels pays exigent un BESC ou un ECTN en 2026 ?
La FAQ de Maersk consultée le 23 septembre 2026 cite 27 pays africains exigeant un certificat ECTN. Cette liste constitue un point de départ pratique, mais vous devez la recouper avec l’organisme officiel du pays avant de réserver le navire.
La liste de référence et ses limites
La liste Maersk mentionne l’Angola, le Bénin, le Burkina Faso, le Burundi, le Cameroun, la Centrafrique, le Tchad, le Congo, la République démocratique du Congo, Djibouti, l’Égypte, le Gabon, la Gambie, le Ghana, la Guinée-Bissau, la Guinée, la Côte d’Ivoire, le Liberia, la Libye, Madagascar, le Mali, le Niger, le Sénégal, la Sierra Leone, la Somalie, le Soudan du Sud et le Togo. Elle est disponible dans la FAQ ECTN de Maersk.
Les listes divergent parce que les dispositifs évoluent, que les appellations ne sont pas uniformes et que certaines sources ne couvrent pas les mêmes modes de transport. Une liste commerciale peut aussi conserver un pays sorti du dispositif ou omettre une destination dont la procédure vient d’être modifiée.
La bonne méthode consiste à vérifier trois éléments avant l’expédition : le site du conseil des chargeurs, le mode de transport et la nature de la marchandise. Pour la RDC, par exemple, il faut rechercher la procédure FERI auprès de l’OGEFREM, et non uniquement le terme BESC.
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Maritime, aérien : quand le document s’applique
Le BESC ou l’ECTN concerne principalement le fret maritime. Madagascar constitue toutefois un cas particulier : selon Ovrsea, un document de ce type peut aussi être demandé pour certains envois aériens. Ne transposez donc pas automatiquement la règle maritime à un fret aérien.
Si votre pays de destination figure dans la liste mais que votre expédition est aérienne, demandez une confirmation écrite à l’organisme officiel ou à l’agent agréé. Conservez cette réponse dans le dossier de transport, surtout si votre client vous demande ensuite pourquoi aucun certificat n’a été émis.
| Pays ou zone citée | Document à rechercher | Mode à vérifier | Source ou organisme |
| Cameroun | BESC | Maritime | CNCC |
| Bénin | BESC | Maritime | Port Autonome de Cotonou |
| Côte d’Ivoire | BSC | Maritime | OIC |
| RDC | FERI | Maritime | OGEFREM |
| Madagascar | ECTN ou document équivalent | Maritime et cas aériens à vérifier | Vérification obligatoire avant départ |
| 27 pays cités par Maersk | ECTN ou équivalent local | Principalement maritime | FAQ Maersk consultée le 23/09/2026 |
Conseils DocShipper
Contrôlez la destination, le mode de transport et la marchandise auprès de la source officielle avant réservation.
Qui doit faire la demande et à quel moment ?
C’est en pratique la partie qui organise le fret maritime qui initie le BESC : votre entreprise en CFR ou CIF, et généralement l’acheteur ou son transitaire en FOB. La validation doit s’appuyer sur les données définitives du transport, notamment le connaissement maritime, ou BL, et intervenir avant l’échéance propre au pays.
Exportateur, transitaire ou destinataire : qui fait quoi selon l’Incoterm
En FOB, l’acheteur choisit et paie le transport principal. Vous devez néanmoins faire préciser par écrit qui ouvre le dossier BESC, qui paie les frais et qui vous transmet la preuve de validation. La phrase « le transitaire s’en occupe » ne suffit pas si aucun responsable n’est désigné.
En CFR ou CIF, vous organisez le transport principal jusqu’au port de destination. Vous devez donc intégrer le BESC ou le document équivalent à votre rétroplanning export, même si votre client africain reste en contact avec un agent local.
La règle pratique est simple : le responsable du fret doit également contrôler la formalité documentaire. Auguste Mbappé Penda, directeur général du CNCC, a informé les chargeurs, armateurs, transitaires et opérateurs économiques de la procédure BESC 3.0 à l’export, avec une validation au plus tard cinq jours après le départ du navire, selon la présentation publiée par le CNCC.
La bonne fenêtre : entre l’émission du BL et le départ du navire
Préparez la demande dès la réservation, puis complétez-la lorsque les informations du navire et du BL sont disponibles. Le BESC provisoire peut permettre de poursuivre la préparation, mais il ne remplace pas nécessairement la validation définitive.
Au Cameroun, si le navire part un lundi, l’échéance de cinq jours après le départ tombe au samedi. Une validation au-delà de ce délai entraîne une surcharge de 200 % des frais de délivrance du BESC selon le CNCC. La règle exacte de calendrier doit toutefois être confirmée dans le dossier de l’expédition.
| Incoterm | Partie qui organise généralement le fret | Action à formaliser |
| FOB | Acheteur ou transitaire de l’acheteur | Confirmer par écrit qui initie et paie le BESC |
| CFR | Exportateur | Intégrer le BESC au dossier de transport |
| CIF | Exportateur | Contrôler la demande, le paiement et la validation |
| DAP | Exportateur jusqu’au lieu convenu | Vérifier la formalité avec le transitaire et le destinataire |
Conseils DocShipper
Inscrivez le BESC dans votre rétroplanning et exigez la preuve de validation avant l’échéance applicable.
Comment obtenir un BESC, étape par étape
Pour obtenir un BESC, créez un dossier sur la plateforme de l’organisme compétent ou passez par un agent agréé, saisissez les informations de l’expédition, joignez les documents requis, payez les frais puis suivez la demande jusqu’à la validation. Ne vous contentez pas d’un numéro de dossier : demandez le certificat validé et vérifiez que ses données correspondent au BL.
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Les pièces à préparer
Pour le BESC 3.0 au Cameroun, les pièces citées comprennent le BL, la facture commerciale, la facture de fret et le ticket de pesée pour une cargaison conteneurisée. Selon le pays, l’organisme peut aussi demander le manifeste ou des informations complémentaires sur la marchandise.
- BL ou connaissement maritime définitif dès son émission ;
- facture commerciale ;
- facture de fret ;
- ticket de pesée pour le conteneurisé ;
- informations sur le navire, l’armateur et les ports ;
- description, poids, volume, valeur et coût du transport ;
- identité complète du chargeur et du destinataire ;
- manifeste, lorsque la plateforme ou l’organisme le demande.
Les 6 étapes de la demande
- Identifier l’organisme. Utilisez la plateforme officielle du pays, comme besc.bj au Bénin, le circuit CNCC au Cameroun ou l’OGEFREM et ses mandataires désignés en RDC.
- Créer le compte ou choisir l’agent. Vérifiez que l’intermédiaire est habilité avant de lui transmettre vos documents et votre paiement.
- Saisir l’expédition. Renseignez le navire, l’armateur, les ports, le chargeur, le destinataire, la marchandise, le poids, le volume et le coût du transport.
- Obtenir le document provisoire si la procédure le prévoit. Contrôlez immédiatement les références du navire et de la cargaison.
- Joindre les justificatifs. Téléversez le BL, les factures et le ticket de pesée lorsque la cargaison est conteneurisée.
- Payer et suivre la validation. Au Bénin, la plateforme prévoit notamment le paiement par carte, mobile ou compte. Téléchargez ensuite la version validée et transmettez-la au transitaire et au destinataire.
Le gabarit suivant permet de supprimer l’ambiguïté avec l’acheteur ou le transitaire :
Objet : BESC ou document équivalent pour notre expédition Bonjour, merci de confirmer par retour qui initie et paie le BESC pour l’expédition [référence], selon l’Incoterm [Incoterm]. Nous transmettrons le BL définitif dès émission. Merci de nous envoyer le certificat validé avant le départ ou dans le délai réglementaire applicable.
Au Bénin, les tarifs publiés vont de 25 à 100 EUR par unité selon l’origine et le type de cargaison. Ce montant est celui publié par le Port Autonome de Cotonou, et non un tarif général applicable à toute l’Afrique.
| Étape | Contrôle à effectuer |
| Avant chargement | Pays, mode de transport, organisme et responsable identifiés |
| Après émission du BL | Références du navire, ports, parties et marchandise cohérentes |
| Avant départ | Demande soumise, paiement effectué, document provisoire ou validé obtenu |
| Après départ | Validation définitive contrôlée dans le délai du pays |
| Avant arrivée | Certificat transmis au destinataire et au transitaire |
DocShipper Info
Centralisez BL, factures et données cargaison, puis contrôlez le certificat final avant transmission.
Combien coûte un BESC et que coûte un oubli ?
Le tarif dépend du pays, de l’origine et du type de cargaison. Le seul barème chiffré fourni ici est celui du Bénin, avec un BESC compris entre 25 et 100 EUR par unité. Pour le Cameroun et les autres destinations, demandez la grille officielle applicable au moment de l’expédition.
Les tarifs publiés
Au Bénin, toute modification entraîne une majoration de 20 %, plafonnée à 100 EUR. Pour un BESC facturé 100 EUR, le calcul est donc le suivant : tarif initial, 100 EUR ; majoration de modification, 20 % de 100 EUR, soit 20 EUR ; total après modification, 120 EUR. Le plafond ne réduit pas cette majoration dans cet exemple puisqu’elle reste inférieure à 100 EUR.
La même logique ne doit pas être appliquée automatiquement au Cameroun. Le CNCC indique une surcharge de 200 % des frais de délivrance lorsque la validation intervient plus de cinq jours après le départ du navire, mais le montant initial dépend de la grille en vigueur.
Pénalités et régularisation : exemples chiffrés
Pour le Cameroun, si les frais de délivrance sont représentés par X, la surcharge de 200 % correspond à 2X supplémentaires. Le total théorique devient donc X + 2X, soit 3X. Comme le montant de X n’est pas fourni dans le brief, il serait incorrect de remplacer cette formule par un prix inventé.
Au Bénin, la FAQ du Port Autonome de Cotonou indique également une pénalité de 50 000 FCFA par véhicule non enregistré. Cette règle est particulièrement importante pour les vendeurs de véhicules d’occasion : chaque unité doit être contrôlée séparément avant l’expédition.
Le coût réel d’un oubli ne se limite pas au certificat. Une régularisation tardive peut retarder la mainlevée, provoquer des frais d’immobilisation à destination et détériorer la relation avec l’acheteur, qui doit parfois avancer les frais alors que l’erreur a été commise au départ.
| Pays | Coût ou pénalité publiée | Application | Source |
| Bénin | 25 à 100 EUR par unité | Selon l’origine et le type de cargaison | FAQ du Port Autonome de Cotonou, février 2024 |
| Bénin | +20 %, plafond de 100 EUR | Modification du dossier | FAQ du Port Autonome de Cotonou, février 2024 |
| Bénin | 50 000 FCFA | Par véhicule non enregistré | FAQ du Port Autonome de Cotonou, février 2024 |
| Cameroun | +200 % des frais de délivrance | Validation au-delà de 5 jours après départ | CNCC, BESC 3.0, applicable au 02/01/2024 |
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Anticipez les pénalités et les frais d’immobilisation en validant la procédure avant le départ.
Conclusion : ce qu’il faut retenir sur le BESC et l’ECTN
Le BESC ou l’ECTN se prépare au départ, même si la sanction apparaît souvent à l’arrivée. Pour éviter un blocage, traitez cette formalité comme une étape du transport et non comme un document secondaire à régulariser après l’embarquement.
- Le BESC ou l’ECTN est exigé par le pays de destination, avec 27 pays africains cités par Maersk dans sa FAQ consultée le 23 septembre 2026.
- Le nom change selon la destination : BESC, BSC, FERI ou autre document équivalent.
- La partie qui organise le fret doit généralement initier la démarche, mais l’Incoterm doit être complété par une confirmation écrite.
- Le dossier se construit autour du BL, de la facture commerciale, de la facture de fret et, pour le conteneurisé, du ticket de pesée.
- Au Cameroun, la validation doit intervenir au plus tard cinq jours après le départ du navire, sous peine d’une surcharge de 200 % des frais de délivrance.
- Au Bénin, le tarif publié est de 25 à 100 EUR par unité, avec des règles spécifiques pour les modifications et les véhicules non enregistrés.
Vous expédiez vers l’Afrique et ne savez pas si votre envoi exige un BESC ? Nos équipes peuvent organiser le fret maritime et la documentation dans le même dossier : demandez un devis en précisant le pays de destination, la marchandise et l’Incoterm.
FAQ | BESC, ECTN et BSC : le guide de l’export maritime vers l’Afrique
Ne modifiez pas le document de votre propre initiative. Prévenez immédiatement l’organisme émetteur ou l’agent agréé en précisant les éléments concernés : navire, port, destinataire, valeur, poids, nombre de colis ou référence du BL. Demandez une version corrigée et vérifiez si la modification entraîne des frais ou une nouvelle validation. Un BESC dont les données ne correspondent plus au connaissement peut être refusé à destination.
Cela dépend de la procédure du pays et des instructions du transporteur. Un document provisoire peut permettre de poursuivre la préparation, mais il ne constitue pas systématiquement une validation définitive. Avant le chargement, demandez par écrit si le provisoire suffit pour l’embarquement et fixez une date limite pour obtenir le certificat final.
Le groupage ne suffit pas à écarter l’obligation. La règle peut dépendre du pays de destination, du type de connaissement, de la nature de la marchandise et de la façon dont le fret est déclaré. Demandez au transitaire de confirmer si le certificat est établi pour chaque expéditeur, pour le connaissement principal ou pour l’ensemble de la cargaison, puis conservez cette confirmation dans le dossier.
Pas automatiquement. La gratuité ou la faible valeur de la marchandise ne constitue pas, à elle seule, une exemption. Si une exception existe, elle doit être confirmée par l’organisme compétent du pays de destination, idéalement sous la forme d’un waiver ou d’une attestation écrite précisant l’expédition concernée.
Avant de transmettre vos documents ou de payer, contrôlez son référencement auprès de la plateforme officielle, du conseil des chargeurs ou de l’organisme gestionnaire du pays. Vérifiez aussi que le bénéficiaire du paiement correspond bien à l’entité autorisée et exigez un reçu ainsi que le certificat téléchargé depuis le circuit officiel. Un simple numéro de dossier envoyé par messagerie ne constitue pas une preuve suffisante.
Signalez le changement avant le départ lorsque vous en avez connaissance. Un remplacement de navire, un nouveau port de chargement ou une modification du trajet peut nécessiter une mise à jour du BESC, même si la marchandise et le destinataire restent identiques. Demandez à l’agent ou à l’organisme émetteur si le certificat doit être corrigé, réémis ou simplement complété, puis transmettez la version actualisée au transporteur et au destinataire.
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