En bref ⚡
Un Incoterm est une règle internationale définie par la Chambre de Commerce Internationale qui précise, dans un contrat de vente, la répartition des coûts, des obligations logistiques et le moment du transfert des risques entre vendeur et acheteur. Il encadre le transport, le dédouanement et l’assurance, sans déterminer le transfert de propriété.
Nous espérons que cet article vous sera vraiment utile.
Mais n’oubliez pas : si, à n’importe quelle étape, vous vous sentez perdu, que ce soit pour trouver un fournisseur, valider la qualité, gérer le transport international ou les formalités douanières, DocShipper peut tout prendre en charge pour vous !Que sont les Incoterms® et pourquoi sont-ils essentiels dans vos contrats internationaux ?
Lorsque vous négociez un contrat de vente à l’international, les Incoterms ne sont pas un simple détail logistique. Ils déterminent vos conditions de livraison, le partage des coûts, le moment du transfert des risques et parfois même la perception des droits de douane.
En commerce international, une mauvaise interprétation d’un Incoterm peut vous coûter un container complet. Vous avez probablement déjà vu un fournisseur dire « FOB » sans préciser le port, ou un client accepter un DDP sans comprendre la portée en matière de responsabilité contractuelle.
Voici ce que vous devez toujours garder en tête :
- Un Incoterm ne définit pas le transfert de propriété, uniquement le transfert de risques.
- Il structure la répartition entre vendeur et acheteur, pas le contrat entier.
- Il impacte directement votre assurance transport, vos documents et votre dédouanement.
- Il doit toujours être suivi du lieu précis et de la mention « Incoterms® 2020 ».
Définition des Incoterms® et rôle de la Chambre de commerce internationale (ICC)
En 1936, pour éviter les litiges liés aux conditions de livraison, la Chambre de Commerce Internationale a créé les Incoterms. Aujourd’hui, ce référentiel mondial structure la majorité des flux du commerce international.
La définition des Incoterms est simple, ce sont des règles internationales qui précisent les obligations du vendeur et de l’acheteur concernant :
- Le transport principal, fret maritime, aérien ou routier
- Le chargement et le déchargement
- La douane export et la douane import
- Les documents de transport, comme le connaissement ou la lettre de transport aérien
- Le transfert de risques
Vous travaillez peut-être déjà avec EXW, FCA, FAS, FOB, CFR, CIF, CPT, CIP, DAT, DAP ou DDP sans mesurer leurs nuances. Chaque règle est codifiée, régulièrement révisée, la version actuelle étant Incoterms® 2020.
À retenir, l’ICC ne gère pas vos litiges. Elle fournit le cadre. C’est à vous, et à vos partenaires, d’intégrer correctement ces règles dans votre contrat.
Comment les Incoterms® répartissent coûts, obligations et points de transfert des risques
Confusion fréquente. Beaucoup d’importateurs pensent que si le vendeur paie le transport, il supporte aussi les risques jusqu’à destination. C’est faux dans plusieurs cas.
Prenons un exemple que nous avons vu chez un client important des machines depuis Shenzhen. Contrat en CFR Le Havre. Le vendeur paye le fret maritime, mais le risque est transféré au port d’embarquement en Chine, dès que la marchandise est à bord.
Le workflow réel d’un Incoterm ressemble à ceci :
- Étape 1 : Emballage export conforme aux exigences du mode de transport
- Étape 2 : Transport pré-acheminement vers le port ou terminal
- Étape 3 : Formalités de douane export
- Étape 4 : Chargement sur navire ou avion
- Étape 5 : Transport principal
- Étape 6 : Déchargement, dédouanement import et livraison finale selon l’Incoterm choisi
Ce qui change d’un Incoterm à l’autre, c’est qui paie quoi et à quel moment le transfert de risques s’opère.
Voici un tableau simplifié qui met les choses au clair :
| Incoterm | Transport principal payé par | Transfert des risques | Douane import |
| EXW | Acheteur | Chez le vendeur | Acheteur |
| FOB | Acheteur | Marchandise à bord | Acheteur |
| CIF | Vendeur | À bord au port d’origine | Acheteur |
| DDP | Vendeur | Lieu convenu destination | Vendeur |
Si vous voulez fluidifier vos échanges intracommunautaires, le choix du bon Incoterm est stratégique dès la négociation.
Incoterms maritimes : FAS vs FOB, quelles responsabilités au port d’embarquement ?
Quand vous travaillez en incoterms maritimes, notamment FAS ou FOB, vous gérez des marchandises destinées au transport par voie maritime ou fluviale. Ici, le port d’embarquement devient le point névralgique du transfert de risques.
Attention, ces règles ne sont pas adaptées au container standard dans tous les cas. La Commission Maritime Internationale et l’IMO rappellent souvent que pour les flux containerisés, FCA (Free Carrier) est souvent plus cohérent que FOB.
Avant de choisir entre FAS et FOB, posez-vous cette question simple :
- Qui contrôle le chargement sur le navire ?
- Qui supporte les frais portuaires ?
- Qui contracte avec le commissionnaire de transport ou le transitaire ?
- Votre assurance couvre-t-elle le pré-embarquement ?
FAS (Free Alongside Ship) : obligations du vendeur jusqu’au quai et transfert des risques
Nous avons accompagné un exportateur de vrac agricole qui pensait que FAS signifiait « livré au port ». En réalité, sous FAS, le vendeur doit livrer la marchandise à quai, le long du navire, mais pas la charger.
En FAS, les obligations sont claires :
- Le vendeur gère l’emballage export et la douane export
- Il livre la marchandise le long du navire au port convenu
- Le transfert des risques se fait à ce moment précis
- L’acheteur prend en charge le chargement, le fret maritime et l’assurance
Ce modèle est surtout utilisé pour cargaisons non containerisées. Si vous expédiez des containers, la livraison « à quai » n’a plus vraiment de sens opérationnel.
FOB (Free on Board) : marchandises à bord et transfert des risques à l’embarquement
Conseil direct. Si votre fournisseur en Asie impose du FOB, exigez toujours le nom du port précis et surveillez le timing de chargement.
En FOB (Free On Board), le vendeur supporte :
- Le transport interne jusqu’au port
- Les formalités de dédouanement export
- Le chargement à bord du navire
Le transfert de risques intervient lorsque la marchandise est physiquement à bord. À partir de là, l’acheteur gère le fret maritime, l’assurance transport et la logistique aval.
Beaucoup d’importateurs pensent être couverts tant que la marchandise n’est pas arrivée en Europe. C’est une erreur. En FOB, si le container tombe lors de la traversée, c’est à vous d’activer votre assurance.
Transport maritime principal : CFR vs CIF, qui paie le fret et l’assurance ?
Les Incoterms CFR et CIF créent énormément de malentendus. Vous avez certainement entendu un fournisseur dire « pas de souci, on fait CIF, tout est inclus ».
Dans les faits, ces deux règles des Incoterms 2020 impliquent que le vendeur paie le fret maritime. Mais le transfert de risques intervient au port d’origine, pas à destination. L’UNCTAD analyse régulièrement ces asymétries, car elles génèrent de nombreux litiges commerciaux.
Avant d’accepter un CFR ou un CIF, vérifiez les éléments suivants :
- Qui choisit la compagnie maritime ?
- Quel est le niveau de couverture d’assurance ?
- Qui paie les frais portuaires à destination ?
- Le connaissement est-il négociable ?
CFR (Cost and Freight) : fret payé par le vendeur, risque transféré au port d’origine
Question simple. Pensez-vous que payer le transport signifie assumer le risque jusqu’au port d’arrivée ? En CFR, ce n’est pas le cas.
En CFR :
- Le vendeur paie le fret maritime
- Il effectue la douane export
- Le transfert des risques se fait dès que la marchandise est à bord au port d’embarquement
- L’acheteur gère l’assurance transport et la douane import
Voici votre checklist avant de signer un contrat en CFR :
- Vérifier que votre assurance transport couvre l’intégralité du trajet
- Clarifier les frais de déchargement au port d’arrivée
- S’assurer que les documents de transport sont correctement émis
- Confirmer qui paie les surestaries éventuelles
Un simple oubli ici peut impacter toute votre chaîne d’approvisionnement.
CIF (Cost, Insurance and Freight) : fret et assurance inclus, quelles limites de couverture ?
CIF ne signifie pas couverture totale.
En CIF, le vendeur paie le fret maritime et doit souscrire une assurance transport pour le compte de l’acheteur. Mais attention, la couverture minimale correspond souvent aux clauses C des Institute Cargo Clauses.
Concrètement :
- Le vendeur paie fret + assurance minimale
- Le risque est transféré à bord au port d’origine
- L’acheteur supporte les risques durant le transport malgré le paiement du vendeur
- Les formalités de douane import restent à la charge de l’acheteur
Si votre marchandise a une forte valeur ou est sensible, exigez une extension de garantie. Sinon, vous pourriez découvrir, trop tard, que certains dommages ne sont pas couverts.
Comprendre les différents incoterms et leurs significations n’est pas académique. C’est opérationnel. Dans la prochaine partie, nous détaillerons les règles adaptées au transport multimodal, avec des exemples concrets et un schéma incoterm simplifié pour visualiser les flux.
Besoin d’un partenaire fiable pour vos expéditions et votre sourcing ?
Nous gérons l’ensemble du processus de sourcing, de la recherche de fournisseurs et la négociation jusqu’à la production et les inspections qualité, afin que vous puissiez vous concentrer sur l’essentiel : la croissance de votre entreprise.
Transport multimodal : CPT vs CIP, quelles différences de couverture et de risques ?
Avec les Incoterms® 2020, vous devez faire la différence entre CPT et CIP si vous travaillez en transport multimodal, que ce soit en fret maritime, fret aérien ou en combiné route-rail-mer. Ces deux conditions de livraison sont souvent confondues dans un contrat de vente, alors que le transfert de risques, le partage des coûts et l’assurance transport ne jouent pas du tout de la même manière.
Dans la pratique, vous allez contracter avec un commissionnaire de transport ou un transitaire, et c’est là que la responsabilité contractuelle devient stratégique. L’ICC, via son comité Incoterms®, rappelle d’ailleurs que la clarté du point de livraison est essentielle pour éviter les litiges.
DocShipper Platform
Optimisez votre logistique mondiale avec des solutions de pointe
Boostez votre efficacité, réduisez vos coûts et profitez d’une visibilité 24/7 
- Réduisez vos coûts de transport et maximisez vos marges
- Gérez sourcing, fret et douane sur une seule interface
- Accédez au suivi et aux analyses en temps réel
CPT (Carriage Paid To) : transport payé jusqu’à destination, mais risque transféré au premier transporteur
Nous avons récemment accompagné un importateur qui pensait que “payé jusqu’à” signifiait “risque jusqu’à destination”. Résultat, cargaison endommagée au hub de transbordement, et discussion tendue sur le transfert de propriété et le transfert de risques.
En Incoterms CPT, vous convenez que le vendeur paie le transport multimodal jusqu’au lieu nommé, mais le risque passe dès la remise au premier transporteur. Autrement dit, le vendeur paie le fret principal, mais vous portez le risque pendant la majorité du trajet.
Voici ce que cela implique concrètement pour vous :
- Le vendeur organise le transport et fournit les documents de transport, comme la lettre de transport ou le connaissement multimodal.
- Le vendeur effectue la douane export et le dédouanement à l’origine.
- Vous assumez le risque dès la prise en charge par le premier transporteur.
- Vous gérez la douane import, les droits de douane et taxes à destination.
- L’assurance transport n’est pas obligatoire pour le vendeur.
Ce point est souvent mal compris. Vous payez peut-être indirectement le fret via le prix de vente, mais en termes de responsabilité contractuelle, le risque vous appartient très tôt.
Pour éviter les mauvaises surprises, suivez cette checklist avant de signer en CPT :
- Vérifiez le lieu exact de remise au premier transporteur.
- Confirmez qui souscrit l’assurance transport et pour quel montant.
- Demandez une copie du contrat de transport ou à minima les conditions générales.
- Clarifiez la couverture en cas de transbordement.
- Incluez le lieu nommé précis dans le contrat de vente.
Si vous transportez en conteneur depuis l’Asie vers un entrepôt européen, vous devez comprendre que la casse au port d’embarquement peut déjà être à votre charge.
CIP (Carriage and Insurance Paid To) : assurance incluse et niveau de protection renforcé
Un conseil direct : si vous voulez sécuriser votre chaîne d’approvisionnement sans gérer l’assurance vous-même, regardez sérieusement le CIP.
En Incoterms CIP, le mécanisme de transfert de risques est identique au CPT, le risque passe au premier transporteur. Mais la différence clé tient à l’assurance transport.
Le vendeur doit contracter une assurance couvrant au minimum les risques définis, et dans la version 2020, le niveau de couverture standard est plus large, souvent aligné sur des clauses équivalentes à une couverture type A.
Dans les faits, vous bénéficiez d’une protection renforcée, mais attention :
- La couverture minimale peut ne pas suffire à votre typologie de marchandise.
- Le montant assuré doit correspondre à la valeur commerciale plus une marge de sécurité.
- Vous devez vérifier les exclusions, notamment pour un emballage export insuffisant.
Comparons rapidement CPT et CIP :
| Critère | CPT | CIP |
| Transport payé jusqu’à destination | Oui | Oui |
| Transfert des risques | Au 1er transporteur | Au 1er transporteur |
| Assurance incluse | Non | Oui, niveau renforcé |
| Adapté au transport multimodal | Oui | Oui |
Si vous expédiez des biens sensibles en fret aérien ou des produits à forte valeur ajoutée, le CIP vous apporte un filet de sécurité supplémentaire. Vous gardez la maîtrise du prix global et limitez le risque financier en cas d’avarie.
Livraison à destination : DAP vs DDP, qui prend en charge les droits et taxes ?
Avec les Incoterms DAP et DDP, vous changez de logique. Ici, on parle de conditions de livraison à destination, intégrant transport, logistique finale et parfois dédouanement import. Le point critique devient la gestion des droits de douane et la responsabilité face à la douane import.
Dans un contexte de commerce international marqué par des variations tarifaires fréquentes, comme le souligne régulièrement l’OMC, ce choix peut impacter directement votre marge.
DAP (Delivered At Place) : livraison prête au déchargement, formalités d’import à la charge de l’acheteur
Vous vous demandez si le DAP vous protège contre les hausses de droits de douane ? La réponse est claire, non.
En Incoterms DAP, le vendeur prend en charge le transport jusqu’au lieu convenu, souvent votre entrepôt, et supporte les risques jusqu’à l’arrivée du camion, prêt pour le déchargement. Cependant, vous gérez la douane import, le dédouanement et les taxes.
En pratique, cela signifie :
- Le vendeur paie le transport principal et les pré-acheminements.
- Le vendeur assume le risque jusqu’à votre site.
- Vous payez les droits de douane et la TVA.
- Vous êtes responsable du dédouanement import et des documents associés.
Dans l’un de nos dossiers, un client a accepté un passage de DDP à DAP sans mesurer l’impact. Résultat, 18 pour cent de droits supplémentaires non budgétés.
Avant d’opter pour le DAP, vérifiez ces points essentiels :
- Votre capacité à agir en tant qu’importateur officiel.
- La maîtrise des classifications tarifaires.
- La capacité de votre transitaire à gérer le dédouanement rapidement.
- Les contraintes réglementaires locales.
- Les contrôles spécifiques, sanitaires ou techniques.
Le DAP vous donne du contrôle, mais exige une vraie expertise logistique et douanière.
DDP (Delivered Duty Paid) : prise en charge maximale par le vendeur, y compris droits de douane
Le DDP est l’Incoterm de l’engagement maximal pour le vendeur.
Avec le DDP, vous recevez la marchandise livrée, prête au déchargement, et surtout déjà dédouanée. Le vendeur prend en charge la douane export, la douane import, les droits de douane et l’ensemble des formalités administratives.
Pour vous, c’est simple sur le papier :
- Pas de gestion directe des droits et taxes.
- Pas de démarches de dédouanement import.
- Moins de complexité administrative.
Mais attention, voici le revers :
- Le vendeur intègre tous les coûts dans le prix.
- Il peut surévaluer certaines charges locales.
- Il doit être capable d’agir en tant qu’importateur dans votre pays.
Nous voyons souvent des blocages lorsque le fournisseur étranger n’a pas la capacité légale d’effectuer le dédouanement. Dans ce cas, le DDP devient impraticable.
DDU : ancien Incoterm remplacé par DAP, que faut-il savoir ?
Petit rappel historique que vous retrouvez encore dans certains contrats anciens.
Le DDU faisait référence à une livraison rendue droits non acquittés, proche du DAP actuel. Depuis les versions révisées des Incoterms, il a été remplacé officiellement par le DAP.
Si vous voyez “DDU” dans un contrat de vente, soyez vigilant :
- Vérifiez à quelle version des Incoterms le contrat fait référence.
- Clarifiez le point exact de livraison.
- Confirmez la répartition des coûts et du transfert de risques.
Une mention imprécise peut créer une zone grise sur la responsabilité contractuelle et le partage des coûts. Vous ne voulez pas découvrir cela après un contrôle douanier.
Conclusion
Vous l’avez compris, les Incoterms ne sont pas de simples abréviations dans un contrat de vente. Ils structurent le transfert de risques, le partage des coûts, la gestion du fret maritime ou aérien, l’assurance transport et les obligations douanières.
Pour résumer les points clés à retenir :
- CPT et CIP impliquent un transfert de risques précoce, au premier transporteur.
- CIP inclut une assurance transport renforcée, contrairement au CPT.
- DAP transfère la gestion des droits de douane à l’acheteur.
- DDP place la responsabilité maximale sur le vendeur, y compris le dédouanement import.
- Chaque Incoterm doit préciser un lieu nommé clair pour éviter tout litige.
Si vous négociez avec des fournisseurs en Asie ou ailleurs, ne choisissez jamais un Incoterm par habitude. Analysez votre structure logistique, votre maîtrise douanière, et votre capacité à absorber le risque.
Chez nous, vous verrez que chaque projet commence par cette question simple : qui contrôle quoi, et à quel moment. C’est là que se joue votre rentabilité en commerce international.
DocShipper Info
Nos experts auditent vos contrats internationaux, clarifient le transfert des risques et optimisent votre schéma logistique pour éviter tout litige coûteux.
DocShipper Alert
Erreurs de dédouanement, droits mal évalués, blocages douaniers, nous prenons en charge votre stratégie import pour éviter ces risques.
FAQ | Incoterms® 2020 : comprendre les règles, les responsabilités et le transfert des risques en commerce international
On ne calcule pas l’Incoterm lui-même, mais le coût total qu’il implique. Procédez par étapes :
1) Listez toutes les étapes logistiques :
- Emballage / préparation
- Transport interne à l’export
- Douane export
- Fret principal (air, mer, route, rail)
- Assurance transport
- Frais portuaires / aéroportuaires
- Douane import (droits, TVA, frais de dossier)
- Livraison finale
2) Pour chaque étape, indiquez selon l’Incoterm :
- Qui paie ? (vendeur ou acheteur)
- Quel montant estimé ? (devis transporteur, transitaire, assureur)
3) Calculez :
- Pour le vendeur : Prix EXW + coûts pris en charge selon l’Incoterm = Prix de vente final
- Pour l’acheteur : Prix payé au vendeur + coûts restants à sa charge = Coût d’atterrissage (« landed cost »)
4) Comparez plusieurs scénarios :
- Simulez par exemple FOB vs CIF vs DAP
- Regardez :
- Le coût total
- Le niveau de risque assumé
- Le contrôle opérationnel (qui choisit le transporteur, l’itinéraire, etc.)
Un simple tableau Excel avec les lignes « maillon logistique » et les colonnes « EXW / FOB / CIF / DAP / DDP » permet de visualiser très clairement l’impact chiffré de chaque Incoterm.
Posez-vous 4 questions clés avant même de parler prix :
1) Quel est votre niveau de maîtrise logistique et douanière ?
- Débutant : privilégier des Incoterms où l’autre partie gère davantage (ex. DAP/DDP pour un acheteur, CFR/CIF pour un vendeur).
- Avancé / entouré d’un bon transitaire : vous pouvez assumer FOB/FCA côté achat, ou DAP côté vente.
2) Qui doit contrôler le transport principal ?
- Vous voulez maîtriser délais, compagnie maritime, assurance :
- En achat : préférez FOB/FCA plutôt que CIF/CFR/CPT
- En vente : proposez CFR/CIF/CPT/CIP ou DAP/DDP si vous avez les ressources
3) Y a-t-il des contraintes pays / réglementaires ?
- Certains pays compliquent le DDP (impossible d’être importateur sans entité locale)
- Produits sensibles (alimentaires, médicaux, techniques) : vérifiez qui a la compétence pour gérer les contrôles
4) Quel est votre objectif commercial ?
- Gagner un client : proposer une solution « clé en main » (DAP ou même DDP si faisable)
- Protéger votre trésorerie : limiter votre engagement (EXW/FCA/FAS/FOB)
En pratique :
- Exportateur débutant : FCA ou FOB sont souvent de bons compromis.
- Importateur souhaitant contrôler la chaîne : FOB/FCA à l’achat + votre propre transitaire.
Tout dépend du niveau de service que vous attendez de votre fournisseur étranger et de vos capacités internes :
1) Si vous voulez un maximum de simplicité :
- Demandez du DAP [votre entrepôt, ville, pays]
- Le fournisseur gère le transport jusqu’à vos portes
- Vous gérez les droits de douane + TVA via votre commissionnaire
- À éviter pour un fournisseur sans réseau en Europe : risques de surcoût ou de délais.
2) Si vous avez un transitaire fiable en France :
- Achetez en FOB ou FCA [port/aéroport du pays d’origine]
- Le fournisseur amène la marchandise au port/aéroport d’embarquement
- Votre transitaire se charge du reste jusqu’en France
- Avantage :
- Meilleur contrôle sur coûts, délais, compagnie maritime / aérienne
- Plus de transparence sur les frais réels.
3) Si vous voulez absolument un « tout compris » (rarement optimal) :
- DDP France (nom précis du lieu)
- Votre fournisseur gère transport + droits + TVA
- Vous ne faites « que » réceptionner la marchandise
- Attention :
- Vérifier qu’il peut légalement importer en France
- Surveillez le niveau des droits et frais refacturés dans le prix.
En résumé pour une livraison en France :
- Acheteur débutant : DAP France est souvent le meilleur compromis.
- Acheteur expérimenté : FOB/FCA + votre transitaire local.
Pour un exportateur, l’Incoterm idéal dépend de votre stratégie commerciale et des pays visés :
1) Si vous débutez à l’export :
- Privilégiez FCA [port/aéroport français] ou FOB (si maritime conventionnel)
- Vous maîtrisez l’export et le chargement
- Le client choisit son transporteur et gère le transport principal
- Avantages :
- Responsabilités maîtrisées
- Moins de complexité à destination
2) Si vous voulez être très compétitif et « rassurer » le client :
- Proposez CFR/CIF (maritime) ou CPT/CIP (multimodal)
- Vous organisez le transport principal jusqu’au port/aéroport du pays du client
- Le client gère douane import + logistique interne
- Intéressant pour :
- Gagner des appels d’offres
- Clients peu structurés logistique
3) Si vous offrez une solution « porte-à-porte » :
- DAP [entrepôt client] : vous gérez tout jusqu’à chez lui, hors droits et taxes
- DDP : uniquement si vous avez une vraie capacité douanière locale (ou via un partenaire)
- Très fort argument commercial, mais très engageant juridiquement et financièrement
Bon réflexe :
- Ayez 2–3 Incoterms « standards maison » (par ex. FCA / CIF / DAP).
- Formez vos équipes commerciales pour qu’elles sachent :
- Expliquer chaque option
- Chiffrer les coûts supplémentaires
- Argumenter sur l’intérêt pour le client.
Trois erreurs reviennent sans cesse dans les dossiers de litiges :
1) Ne pas préciser le lieu exact :
- Mauvais : « FOB Incoterms 2020 »
- Correct : « FOB Shanghai, Incoterms® 2020 »
- Action : toujours ajouter ville + port/aéroport/entrepôt précis dans vos offres et contrats.
2) Confondre « qui paie » et « qui porte le risque » :
- Exemple typique : en CFR/CIF, le vendeur paie le fret, mais le risque passe au port d’origine.
- Action : pour chaque Incoterm, dessiner une frise :
- Qui paie quoi ?
- À quel point exact le risque change de main ?
3) Choisir un Incoterm inadapté au mode de transport :
- Utiliser FOB ou CIF pour du conteneur au lieu de FCA/CIP
- Utiliser un Incoterm maritime pour du pur aérien
- Action :
- Pour le conteneur et l’aérien : privilégier FCA, CPT, CIP, DAP, DPU, DDP
- Réserver FAS, FOB, CFR, CIF aux vraies cargaisons maritimes non conteneurisées.
Si vous mettez en place un simple check interne (Incoterm correct ? Lieu nommé ? Version 2020 ?), vous éliminez déjà la majorité des litiges liés aux conditions de livraison.
Read more
Vous avez aimé cet article ? Vous aimerez probablement les suivants
Besoin d'aide pour la logistique ou l'approvisionnement ?
Tout d'abord, nous sélectionnons les produits adéquats auprès des fournisseurs appropriés, au prix optimal, en gérant le processus d'approvisionnement de A à Z. Ensuite, nous simplifions votre expérience d'expédition – de la collecte à la livraison finale – en vous garantissant que chaque produit, où qu'il soit, est livré à des tarifs très compétitifs.
Chat en ligne
Obtenez une assistance instantanée de notre équipe — il vous suffit de cliquer et de commencer à discuter !
DiscuterFormulaire
Remplissez notre formulaire de contact pour demander un devis, et nous vous répondrons dans les plus brefs délais.
Nous contacterNous appeler
Contactez-nous sur WhatsApp pour une assistance rapide, conviviale et personnalisée.
Nous Appeler

